Aller au contenuAller au menuAller à la rechercheAller à la page d'actualités

Centre d'Étude et de Recherche sur Imaginaire, Écritures et Cultures


Navigation principale

    Recherche

    Fil d'ariane

    Colloque littérarité

    Colloque littérarité

    • Partager la page sur les réseaux sociaux
    • Envoyer cette page par mail

      Envoyer par mail


      Séparés par des virgules
    • Imprimer cette page

    Étude de la littérarité dans le domaine latin de l’Antiquité à la Renaissance

    Du 19 mai 2016 au 20 mai 2016

    Argumentaire du colloque :

    Le « concept de littérarité » mis en vedette par Mircea Marghescu et repris récemment par l’auteur (Le concept de littérarité. Critique de la métalittérature, Paris, 20092 [1974]) déplace la recherche du texte lui-même vers les principes qui en commandent la lecture – avec notamment la notion de  «  régime de lecture ». On pourrait d’emblée contester que l’on réduise le texte littéraire à une relativité absolue selon sa réception ; mais il ne s’agira pas, avec ce colloque, de conduire la réflexion sur le plan de la pure théorie littéraire. Nous traiterons en revanche un domaine littéraire resté largement inexploré de ce point de vue, selon une problématique ample, dont le questionnement s’organisera en plusieurs axes.

    De façon générale, on se demandera comment s’élaborent, se mettent au point, s’articulent les critères en fonction desquels un texte est perçu et défini comme « littéraire », quels que soient par ailleurs son origine, sa destination, ses thèmes, son public, sa fonction. En d’autres termes, on s’interrogera sur le point commun susceptible de réunir des textes aussi différents qu’une pièce de théâtre comique de Plaute et le programme de formation de l’orateur de Quintilien, les commentaires historiques à visée politique d’un César et le Satiricon de Pétrone, les Tusculanes de Cicéron et une élégie de Properce, une prière de Prudence et un sermon d’Augustin, une vie de saint, d’un Père de l’Eglise et un récit de pèlerinage… Ce point commun entre textes par ailleurs pédagogique, philosophique, historique, religieux, mais également littéraires est quelque chose d’autonome : il s’agira d’interroger l’origine, le fonctionnement, les éventuelles évolutions de cette autonomie qui constitue  un axe culturel structurant.

    Le questionnement nécessaire doit être multiforme. Il faut à la fois définir le statut de l’auteur et celui du récepteur, s’interroger sur les modes de production et les mécanismes de validation,  sur la codification des formes et les transgressions possibles, mais chercher également les définitions en creux ou par défaut de la littérarité, en questionner les marges et les frontières, et déterminer ses limites : la littérarité est-elle une problématique spécifique au domaine de l’écriture ou se retrouve-t-elle dans tous les arts ?

    Concernant par exemple les modes de validation, la citation dans les textes grammaticaux, qui s’appuient dans leur principe même sur des références aux « auteurs », représente une caution institutionnelle dont il est nécessaire de préciser les modalités de fonctionnement : dans ces textes techniques, quels critères déterminent l’« auteur » ? Pourquoi certains sont-ils plus cités que d’autres ? En fonction de quoi certains textes des mêmes auteurs  sont-ils plus cités que d’autres? 

    Dans une perspective diachronique, il convient également de s’interroger sur l’évolution éventuelle des critères de la littérarité. À la suite de l’acculturation initiale, due à l’appropriation des codes culturels hellénistiques, dans quelle mesure et jusqu’à quel point la littérarité s’est-elle latinisée ? A-t-elle évolué au cours de son histoire ? Cette dimension historique est jalonnée de balises évidentes, comme l’arrivée du christianisme, qui donne par exemple une dimension littéraire à la prière, mais il s’agit de replacer cette balise parmi les autres, dans une diachronie longue. L’enquête partira de l’Antiquité pour atteindre le Moyen Âge et la Renaissance.

    Cette réflexion sur la nature du fait littéraire se situe ainsi au confluent de la littérature, de l’histoire, de la philosophie, des disciplines concernées par les textes techniques. En outre, elle a vocation à éclairer la conception de la littérarité dans l’Europe classique et contemporaine tandis que son avenir suscite interrogation dans le moment actuel de basculement et de crise culturelle, où la disparition du livre de papier est presque annoncée. Avant de  pouvoir se demander si d’autres configurations peuvent présider à une nouvelle naissance du fait littéraire, il convient donc de revenir à son moment d’origine en se demandant à quel moment un texte devient littéraire, ce qui entraîne la reconnaissance du fait littéraire et dans quelles conditions s’effectue cette reconnaissance.

     

    Programme du colloque

     

    Jeudi 19 Mai 2016

     

    9h45 Accueil des participants

    10h15  Ouverture du colloque et Introduction (Blandine Colot)

     

     Présidence : Blandine Colot

    10h30

    -Anne Videau (PR Paris X) : « De quoi relèvent les jeux de signifiants dans les Métamorphoses d’Ovide ? »

    -Giovanna Petrone (PR Palerme) : « Critères de littérarité dans les comédies de Plaute »

    -Fabrice Galtier (MC Montpellier III) : « Littérarité et narration  chez Tacite »

    12h00             Discussion

    Déjeuner

     

    Présidence : Hélène Casanova-Robin

    14h15

    -Emmanuelle Raymond-Dufouleur (MC Angers) : « Dilecti tibi Vergilius Variusque poetae (Horace, Ep. 2, 1, v. 247) : la littérarité du texte augustéen à l’épreuve du politique »

    -Jean-Claude Juhle (MC Paris IV) : « …nec epigrammata mea scribat" (Mart., 1, epist.): Martial aux lecteurs qui écrivent ses livres d'épigrammes »

    -Renaud Robert (PR Bordeaux III) : « Comment ne faut-il pas parler des œuvres d'art: littérarité et culture artistique à Rome »

    15h45 Discussion et pause

    16h15

    -Blandine Colot (MC HDR Angers) : Lactance ou l’entrée des litterae diuinae en littérature »

    -Jean-Baptiste Guillaumin  (MC Paris IV-IUF ) : « L'écriture littéraire des savoirs scientifiques dans la latinité tardive: formes et enjeux »

    17h15 Discussion

     

    Vendredi 20 mai 2016

     

    Présidence : Jean Meyers

    9h30

    -Céline Urlacher (MC Mulhouse) : « Les 'limites' d'un genre 'littéraire' : l'épigramme dans la latinité tardive »

    -Matthieu Courseau (Doctorant Strasbourg) : « Rôle et valeur littéraires des récits dans l’œuvre d’Ambroise »

    -Bruna Pieri (PR Bologne) : « A veteribus diebus conligar : tempo del racconto e racconto del tempo nelle Confessioni di Agostino »

    11h Discussion et pause

    11h30

    -Bruno Bureau (PR Lyon III) : « Littéralité et littérarité: paraphrase et espace littéraire dans l'épopée biblique »

    -Elisabeth Pinto-Mathieu (PR Angers) : « Le latin médiéval chrétien est-il "littéraire"? »

    12h30 Discussion

    Déjeuner

     

    Présidence : Elisabeth Pinto-Mathieu

     14h

    -Danièle James-Raoul (PR Bordeaux III) : « La littérarité dans les arts poétiques médiolatins des XIIe et XIIIe siècles ».

    -Jean Meyers (PR Montpellier III) : « Récit de voyage et littérarité: conception et principes de lecture de l'Evagatorium de frère Félix Fabri (1483) »

    15h Discussion et pause

    15h30

    -Hélène Casanova-Robin (PR Paris IV) : "La littérarité à l’épreuve du didactique dans la poésie de G. Pontano (1429-1503)"

    -Laurence Boulègue (PR Amiens) : « Epopoeia et mimesis : émergence d’un critère de littérarité dans la réflexion poétique de Francesco Robortello (1548) »

    16h30 Discussion

    Clôture du colloque

     

    Pour télécharger l'affiche du programme

    Pour télécharger le programme du colloque

    Contact : blandine.colot @ univ-angers.fr