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Centre d'Étude et de Recherche sur Imaginaire, Écritures et Cultures


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    Colloque Chaillou

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    Colloque Michel Chaillou: une écriture en parcours

    Du 28 mai 2015 au 29 mai 2015

    Colloque Michel Chaillou : une écriture en parcours

    Université d’Angers, CERIEC, UPRES-EA 922

    En partenariat avec la Bibliothèque Nationale de France et avec l'Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire.

     Pour télécharger l'affiche du colloque

    Pour télécharger le programme du colloque

    Né à Nantes en 1930, le romancier Michel Chaillou s’est fait connaître avec Jonathamour (1968), Collège Vaserman  (1970), Le Sentiment géographique (1976), Domestique chez Montaigne (1983). Plus de trente romans, dont le dernier a paru quelques jours avant sa disparition en décembre 2013, ont valu à cet homme de la Loire le Grand Prix de Littérature de l’Académie française en 2007 et une place singulière dans la production littéraire contemporaine.

    Le Sentiment géographique paraît dans la collection du « Chemin », révélant au public un arpenteur exceptionnel de paysages littéraires. Suivront les voyages et errances de La France fugitive (1998), de La Fuite en Égypte (2011) parmi tant d’autres.Les métamorphoses du sujet, le goût immense pour l’archive et les voix des morts, l’attirance pour l’enquête-rêverie, la récurrence des récits de filiation, tout cela inscrit bien Michel Chaillou dans son époque. De même une conscience aiguë de « l’historicité du littéraire [1]».

    En tout, il affirme une puissante originalité, particulièrement dans sa croyance au style, horizon de son écriture, ainsi qu’au romanesque, là même où il semble le plus mis en question. Y a-t-il réinvestissement de la langue et du style par le romanesque, et roman du style ?

    Plus largement, ce colloque propose de lire et de relire l’œuvre de Michel Chaillou suivant plusieurs perspectives.  

     

         1. Construction du patrimoine

    Le colloque permettra de faire connaître le Fonds Chaillou de la Bibliothèque Nationale de France et s’associera à l’actualité éditoriale de l’écrivain, dont le Journal est en cours de publication.

    Mais il s’agira aussi de comprendre comment Chaillou a reconfiguré le patrimoine littéraire (des grands auteurs aux minores), en travaillant sur son inscription dans l’espace, à travers une pratique du nomadisme. 

        2. Inflexions de genre : l’autobiographique et le romanesque

    Quelles inflexions Chaillou a-t-il données au récit autobiographique ? Comment opère la saisie du temps qui passe (les voix, les mots, l’oralité des morts, le démodé…) dans l’écriture de soi ? L’adhésion au romanesque est demeurée très forte chez cet écrivain – mais qu’entendre par romanesque, là où le récit se défait au profit de la rêverie ?

         3. L’imaginaire géographique

    Le romancier se tourne vers une forme de dehors intérieur, dans un geste qui pourrait se prêter à une approche géopoétique[2]. Comment Michel Chaillou puise-t-il  parmi les matériaux géographiques et quel usage en fait-il (espace, voyage des mots…) ?

          4. Enjeux des langues et du style

    L’écriture de Michel Chaillou cristallise des imaginaires langagiers et littéraires, retrouvant ou secrétant telle ou telle « langue régionale » qui est aussi un « canton du temps[3]».

    Dans le style, il expérimente une aventure du sens, entre l’instinct – le Minotaure – et la clarté de Thésée philosophe, savant, cartographe. Chez Chaillou, le chant précède le discours. Comment caractériser sa syntaxe, et sensiblement l’aventure de sa phrase ? Peut-on reconnaître son phrasé ? La densité des figures, qui suscitent autant de « doubles » et d’« arrière-pays », appose sur l’écriture un « cachet du lointain [4]» ou impose des bifurcations à l’improviste. Que disent ces figures, avec leur aura ou leur pathos divers, et ce paysage stylistique ?

          5. Processus de création et aventure radiophonique 

    Michel Chaillou a aussi développé une pratique d’improvisateur sur France Culture. Une continuité se laisse-t-elle cerner, entre les modalités de sa création, une méthode digressive, et la narration en direct ? Quelle poétique de la voix s’élabore ainsi, dans son œuvre écrite et orale ? Enfin, quel moment illustre-t-il, dans l’histoire récente de la littérature à la radio ?

    ***

     

    Comité scientifique : Carole Auroy (Université d’Angers, CERIEC), Pauline Bruley (Université d’Angers, CERIEC), Bernard Cerquiglini (Agence universitaire de la francophonie), Guillaume Fau (Bibliothèque Nationale de France), Marie-Laure Prévost (Bibliothèque Nationale de France), Jérôme Roger (Université de Bordeaux 3), Isabelle Trivisani-Moreau (Université d’Angers, CERIEC) et Jean Védrines, romancier.

    Comité d’organisation : Pauline Bruley et Isabelle Trivisani-Moreau

     

    Les propositions de communication sont à adresser conjointement aux deux adresses suivantes avant le 30 septembre 2014 :

    pauline.bruley @ univ-angers.fr

    isabelle.trivisani-moreau @ univ-angers.fr

     

    [1] « Plutôt qu’à une renaissance de l’histoire littéraire, on assiste à une conscience nouvelle de l’historicité du littéraire » (Littérature française du XXe siècle,Denis Labouret, Armand Colin, 2013, p. 214).

    [2] Dans la perspective présentée par Rachel Bouvet : « Largement inspirée des rapports entre littérature et géographie, notamment en ce qui a trait aux réflexions sur le paysage, le lieu, l’oekoumène, l’approche géopoétique s’inscrit délibérément à la croisée des disciplines. Elle s’efforce de saisir le texte littéraire dans sa singularité, en convoquant des savoirs spécifiques : la géographie humaine et physique, la cartographie, la géologie, la botanique, les théories littéraires de la narration, de la description, de la lecture, etc. »

     http://ceriec.univ-angers.fr/fr/publications/miscellanees/communications.html

    [3] L’Écoute intérieure. Neuf entretiens sur la littérature avec Jean Védrines, Fayard, 2007, p. 104.

    [4] Ibid., p. 417.