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Centre d'Étude et de Recherche sur Imaginaire, Écritures et Cultures


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    2ème Journée Michon

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    2ème Journée Michon

    Le 16 juin 2015

    L’écriture du sacré dans l’œuvre de Pierre Michon

    Deuxième journée d’étude

    Université d’Angers (CERIEC)

    Pour télécharger le programme de la journée

    Réunis le 9 avril 2014 pour une première journée consacrée à ce thème, les participants ont mené leurs investigations suivant deux directions1. Le rapport de l’œuvre de Michon à la Bible, ou plus largement aux textes sacrés, a fait l’objet de plusieurs communications qui se sont attachées à mettre en évidence les lieux bibliques vers lesquels Michon se tourne avec prédilection (les livres de Rois ; l’histoire de Booz et de Ruth, via Victor Hugo ; l’épisode de la Transfiguration), mettant en évidence un Michon re-traducteur (Gaël Prigent), voire exégète (Agnès Castiglione). Cette intertextualité a une influence poétique : la transfiguration est probablement l’un des horizons de l’écriture de Michon (Hervé Menou), tandis que la Bible peut être perçue comme un modèle énonciatif (Gaël Prigent). Par ailleurs, certains textes, comme Abbés, relèvent d’une écriture de la « verticalité » et de la superposition, où Michon reconnaît le mode propre à la Bible (Marie-Ève Benoteau). La deuxième dimension envisagée ressortit à l’exploration du sentiment du sacré dans ses rapports avec la littérature. Plusieurs communications ont pointé le caractère problématique du sentiment du sacré, entre vacillement (Maxime Aillaud), doute et vouloir (Sylvie Vignes), en confrontant les discours que tient Pierre Michon en entretiens avec ce qu’il met en scène dans son œuvre. Questionner le sacré, c’est également s’intéresser à sa pertinence comme modèle pour penser la littérature (Aude Bonord, Agnès Castiglione).

    Cette première journée a donc principalement exploré la face claire du sacré, celle qui donne accès à une plénitude d’être supérieure ; si l’on admet que celui-ci se définit par son ambivalence, entre éblouissement et terreur, la seconde journée pourra être orientée plutôt vers sa face sombre, sa collusion avec la violence des pulsions et des forces cosmiques. La présence d’un tel sacré chez Pierre Michon est évidente, que l’on pense à La Grande Beune, aux Onze, ou encore aux nombreuses allusions au panthéon aztèque qui parsèment l’œuvre et les entretiens. Aux approches thématiques de type phénoménologique qui caractérisaient une grande partie des communications de la première journée pourront succéder des démarches soucieuses d’éclairer davantage l’archéologie de l’élan vers le sacré, à travers le recours à l’anthropologie (on pense évidemment aux travaux de René Girard), à la psychanalyse (lacanienne, notamment). Le propos serait de faire ressortir, à la lumière des instruments offerts par ces méthodes, la puissance de l’exploration archéologique conduite par l’écriture de Michon dans les obscurités de l’intériorité et des rapports interhumains. La conjonction de ce type d’analyse avec le traitement que Michon fait subir à la théologie pourrait également retenir l’attention des chercheurs. L’utilisation de l’imaginaire eucharistique par exemple peut apparaître parfaitement exemplaire de ce point de vue.

    La journée aura lieu le 16 juin 2015 à l’université d’Angers.

    Les propositions de communication (titre et résumé de quelques lignes) sont à envoyer conjointement à Marie-Ève Benoteau (me.benoteau@gmail.com) et Anne-Simone Dufief (anne.dufief@univ-angers.fr) avant le 31 octobre 2014.

     

    1 Les actes sont publiés ici.